Un important chantier de rénovation du sous-marin Flore, à la base, va être lancé dans les prochains mois. Reproduction de l’article du Télégramme du 15 octobre 2025 à 10h30, réacteur Stéphane Guihéneuf.

Légende photo : Le chantier de rénovation du sous-marin à Lorient La Base, qui ne commencera pas avant 2026, va lui permettre de continuer à accueillir des visiteurs. Photo : Le Télégramme.


La coque du sous-marin Flore-S645, à Lorient La Base, inquiétait. Suffisamment pour que Lorient Agglomération décide, en décembre 2022, de lancer les démarches afin d’en garantir la pérennité. Un diagnostic technique de la coque a été réalisé, confirmant les craintes. Place désormais à la rénovation. Le chantier, qui ne commencera pas avant 2026, « doit durer quinze mois », souligne Ronan Loas, vice-président chargé notamment des muséographies. Il a été validé ce mardi 14 octobre 2025 lors du conseil d’agglomération. Coût de l’opération : 2,36 M€ HT. Conséquence immédiate, le projet de rénovation du parcours muséographique autour de la guerre froide et de l’histoire des sous-marins est différé.

Risque à cinq ans

« La corrosion a attaqué la coque », soulignait la veille Fabrice Loher, président de Lorient agglomération. Du désamiantage au traitement du chariot élévateur (propriété de la Ville de Lorient), les travaux à réaliser sont importants. Même le kiosque du sous-marin (la partie sur la coque, NDLR) va être remplacé par un autre en métal. La dégradation du bâtiment est telle que « sans travaux de rénovation, le sous-marin va se dégrader rapidement », complète Ronan Loas. Avec le risque qu’il ne puisse plus accueillir de public d’ici la cinq ans.

Conflé à l’Agglo en 2003

Un avenir sombre auquel Lorient agglomération ne s’est pas résolu alors que le sous-marin Flore. un des quatre sous-marins visitables en France, participe de l’attractivité de Lorient La Base. En 2024, la fréquentation a, comme l’année précédente, dépassé les 90 000 visiteurs (95 976 visiteurs). Mis en service en 1964, le sous-marin Flore a été désarmé en 1989. Ce navire de 800 tonnes de la classe Daphnée, a été mis à disposition de la collectivité par le ministère de Défense en juin 2003. Il est géré par la Sellor. Même si une première partie de travaux va pouvoir être menée sur site ouvert, le sous-marin n’échappera pas à une fermeture.